Exclus

Il faut bien circonscrire le champ d’une manière où d’une autre. En dehors des refusés, qui sont des films cités par certains auteurs ou sites spécialisés et que je juge a posteriori comme ne relevant pas de la science-fiction, il y a ceux que je rejette a priori :

Les téléfilms et les serials

Ce site vise les films de science-fiction. Les téléfilms et serials, comme les séries télévisées sont exclus. La différence n’est pas toujours aussi nette qu’on le voudrait. Bien sûr, on ferait immédiatement une différence de qualité. Ceci reste globalement vrai, bien qu’il y ait toujours des exceptions. En premier lieu, un bon nombre de films souffre d’une médiocrité flagrante. D’autre part, certains téléfilms ont un réel intérêt. Parlons par exemple du 1984 de 1954 de Rudolph Cartier, homme qui a également travaillé pour la série télévisée Bernard Quatermass qui a donné parallèlement 3 films à la SF. Hors genre, Duel s’impose comme contre-exemple, considéré comme un des meilleurs téléfilms jamais réalisé, téléfilm qui a d’ailleurs été exploité au cinéma et est l’amorce de la carrière de Steven Spielberg. En fait, s’il s’agissait de se limiter à un grand niveau qualité, la plupart des films de science-fiction – comme dans tous les genres  – passeraient à la trappe.
Soyons honnête : cette limitation est aussi un moyen de restreindre les recherches et les visionnages, pour un champ déjà bien trop grand pour un homme seul. Les serials, format plus ancien, pouvaient, dès le départ, comprendre 12 ou 15 « chapitres » ! En se limitant aux films de science-fiction, à vue de nez, même en en voyant 1 ou 2 par jour, il faudrait une bonne dizaine d’années pour commencer à sentir l’épuisement du stock, et je suis sans doute optimiste (et je ne compte pas ceux qui se seraient rajoutés dans ces 10 ans ^^ !). Prenons simplement les series Star Trek, diffusées de 1966 à 2005 : ces séries font un total de 703 épisodes, qui ont une durée représentant la moitié d’un film, d’accord, mais quand même !

Les films de Super-Héros

Je sais que tout le monde n’est pas d’accord, mais je continue à penser que le super-héros est un genre à part. Le super-héros par sa seule présence, suffit à offrir au spectateur-lecteur un monde autre, et le monde autre, c’est une condition sine qua non de la science-fiction. Mais elle n’est pas la seule. Le super-héros serait un genre spécifique définit par la présence d’un héros « super » : il a des super-pouvoirs ou super technologies, une double identité et un costume, ou au moins un des deux. Surtout le costume… En tant que héros, grâce à ces capacités, il est taillé pour l’aventure et les combats titanesque et cela à vie : c’est pourquoi il ne peut éviter le format de la série, la multiplicité des récits. A la base, donc, toujours, le super-héros est comme une traduction moderne du demi-dieu, ou dieu mythologique, qu’on rencontre d’ailleurs dans ces éditions, le plus connu étant Thor. Il est notable que le premier serial conte les aventures de Captain Marvel (1941) dont les pouvoirs sont empruntés chacun à un dieu de l’antiquité dont les initiales forment par acronyme « Shazam », mot quasi-magique qu’il utilise pour se transformer en chevalier volant. Si au fur et à mesure du temps les personnages ont évolué et emprunté plus d’une fois à la science-fiction, quiconque revêt un costume moulant s’inscrit dans cette tradition du super-héros et non de la sf : il a choisi son camp !
Selon ce principe, j’y joins les Santo (el Enmascarado de Plata), les Luchadoras et autres drôleries masquées, même s’il s’agit parfois de combattre les Martiens…

Les films de Super-Vilains

Je ne ferais pas plus de cas immédiatement à ces personnages, Fu Manchu, Fantomas, Dr Mabuse ou Caligari, tous individus génies du crime, ayant peut-être pour certains des motifs d’apparaître dans le genre bien que je gage que non… Qui ayant des pouvoirs bien fantastiques, qui ayant un costume, ces monstres ne passeront dans ma casserole qu’après les 5000 films du genre science-fictionnel ^^

Les James Bond (et assimilés)

Si certains intègrent ces films à la science-fiction, c’est sans doute à cause des technologies que les héros – ou les super-adversaires du héros – déploient. Même si certains sont encore à inventer (notamment les lunettes à rayons x permettant de voir les dessous des jeunes femmes) ces films restent avant tout dans le genre que se donne le héros : le film d’espionnage ou d’agent secret et il vaut mieux pour nos espions être des « super-espions » que de la sous-SF datant quasiment d’un temps où elle n’en avait pas encore le nom.

Voilà, je n’ai rien oublié je suppose. Notons que tout ceci reste en débat pour moi-même et qu’il n’est pas exclu que je change d’avis un jour.

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